Sortie programmé par Yveline et Jean Yves un grand merci à eux.

Départ sous la pluie de PAIMPOL, 3 2CV ont bravé la pluie et le changement d'heure arrivée à St Jacut de la Mer vers 11H 30, arret du temps pluvieux.

Visite du vieux chateau de Guido

Le château du Guildo est situé dans la commune de Créhen (Cotes d'Armor), aux confins des communes de Saint-jacut-de la mer et de Trégon. Il se présente sous la forme d'un château-cour d'une superficie de 3 200 m2 environ surplombant de 20 m l'Arguenon nord et à l'ouest par l'Arguenon et à l'est par un   thalweg assez escarpé. Inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 25 juin 1951 le château est propriété du conseil général de Côtes d'Armo  depuis 1981.

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Arrêt pour le déjeuner en bord de mer

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Suivit d'une promenade dans l'enceinte de l'Abbaye de St Jacut

L'abbaye de Saint Jacut est située à l'est du département des Côtes d'Armor, au bout de la presqu'île de Saint Jacut sur Mer

Elle doit son nom au monastère fondé par saint Jacut au Ve siècle. Elle est aujourd'hui une maison d'accueil tenue par une communauté des sœurs de l'Immaculée de Saint-Méen-le-Grand.

'est dans la presqu'île appelée Landoac qu'arrivent du pays de Galles, vers la fin du Ve siècle, deux frères, Jacut et Guethenoc. Disciples de Budoc, ils se mettent en recherche d'un lieu propice à la fondation d'un ermitage qui deviendra bientôt un monastère. Ils gardent la règle du moine saint Colomban et l'enseignent à leurs compagnons, vie de prière, de travail et d'une sévère austérité, telle que l'on la pratiquait dans les monastères celtes.

Après l'arrivée des Normands, vers 878, le sac et l'incendie de l'abbaye, les moines de Saint-Jacut, comme tous leurs frères de Bretagne, se sont exilés, emportant leurs richesses : les reliques de leurs fondateurs, les vases sacrés, les manuscrits et archives.

Il faut attendre jusqu'en 1008 la restauration de l'abbaye par l'abbé Hinguethen.

La vie renaît. On peut situer l'apogée de l'abbaye aux XIVe et XVe siècles. À cette époque, on construit et on aménage : l'église abbatiale est achevée. La cloche est fondue, le logis de l'abbé est réalisé. Les possessions de l'abbaye s'étendaient des deux côtés de la Manche : diocèse de Dol, Saint-Malo, Tréguier, Quimper, et en Angleterre, deux prieurés dans le comté de Cambridge. Partout où ils étaient présents, les moines ont contribué au développement : défrichage et amendement des terres. Malades, lépreux, personnes âgées trouvaient soin et protection auprès des moines. Les pauvres et les voyageurs y étaient accueillis.

En 1274, Simon, abbé du lieu, est associé dans une société de prières à Pierre Mahé, abbé de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, dont l'engagement stipulait : « L'abbé étranger sera reçu dans le monastère associé avec les mêmes honneurs que dans son propre couvent ; les religieux jouiraient d'un privilège semblable ; si un moine venait à être en désaccord avec son abbé, il serait reçu dans le couvent étranger et entretenu jusqu'à ce que la paix fût réglée entre lui et son supérieur ; cette association ne serait pas rompue par la mort, et les prières se feraient dans chaque monastère pour les confrères étrangers défunts comme pour les moines du lieu2. »

Fin XVe siècle : dès cette époque où élus et abbés commendataires se succèdent, commence une décadence qui ira en s'accentuant.

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En 1789, il n'y reste que quatre religieux. Les biens sont dispersés ou détruits. Le monastère, déclaré bien national et mis en vente, est en si mauvais état qu'aucun acquéreur ne se présente

Petite balade à la pointe du Chevet

La pointe du chevet ou « chef de l’île » marque la fin de l’isthme jaguen.
De ses falaises, la vue est remarquable.
En face, se dresse l’île des Ebihens, site naturel protégé et lieu de balade insolite

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Au retour arrêt pour entendre les pierres sonnantes

Les pierres sonnantes sont, comme pour beaucoup de pierres bretonnes, associées à une légende. Ici, elles font référence à un épisode de la vie du géant de François Rabelais, Gargantua. C’est un personnage très présent sur le territoire breton. En effet, ce personnage aurait passé une partie de sa vie en Bretagne et aurait de fait laissé des traces. Ainsi, Plévenon serait son village natal, on retrouve son bâton ou son petit doigt dans une pierre filiforme au Fort-la-Latte, ou encore sa tombe au mont Garrot, à Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine). La légende raconte que ces pierres sont issues d’une indigestion de Gargantua2 : « Un jour qu’il passe au-dessus du port de Saint-Jacut-de-la-Mer, il sent des odeurs de raietons qui sèchent – les Jaguens étaient réputés pour pêcher beaucoup de raies aux XVIIe siècle, XVIIIe siècle et plus tard. Ces raies étaient lavées, vidées, salées et mises à sécher sur les bateaux et dégageaient donc une odeur d’ammoniaque très forte. Comme il était très gourmand, il prend les bateaux comme on prend une coupe et hop ! il vide toutes les raies qu’il avale en même temps, et comme les bateaux étaient lestés avec des grosses pierres, il avale les pierres, et comme les raies étaient salées, il a soif et il va élargir l’estuaire de l’Arguenon pour boire mais ça va le faire vomir. Il va vomir les pierres, ces grosses boules qui ont formé l’amas des pierres sonnantes du Guildo »3. Les versions divergent sur la façon et le moment où il a avalé les pierres. Certains pensent qu’il les a ingurgités avant d’arriver au Guildo, ou même qu’il les a avalées lors d’un festin offert par les habitants d’une commune voisine. Dans les deux cas, il les aurait régurgitées étant écœuré par l’odeur des raies de Saint-Jacut. Enfin, une dernière version rapporte qu’il les aurait ingérées volontairement pour les ramener dans son village natal, à Plévenon.

D’autres légendes font références à ses roches, l’une d’elle raconte par exemple que les pierres sonnantes cachent l’entrée du trésor du Diable

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Belle balade encore merci à Yveline et Jean Yves

 

 

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